Le blog d'ARC

Les 5 clés du succès pour motiver les collaborateurs dans leur autoapprentissage

1. Créer l’envie par des ressources visuellement attractives, par du teasing,  par de la gamification

2. Faciliter l’accès aux ressources pour éviter de se perdre  et de perdre du temps

3. Projeter le collaborateur par des actions « storytelling » qui s’adressent directement et personnellement à lui et le mettent en réflexion et en action

4. Cibler les thèmes : 1 ressource d’autoapprentissage = 1 objectif = 1 durée courte

5.  Impliquer les managers  pour donner du sens, pour développer  l’appétence, pour débriefer,  pour répondre aux questions

motiver

L'évolution des modalités d'autoapprentissage

Entretien avec Virginie PRADIER, Responsable pédagogique

Virginie, l’autoapprentissage est un dispositif qui connaît un essor important, peux-tu nous parler de cette mutation ?
Même si le fait d’apprendre par soi-même date de la nuit des temps, la notion d’autoapprentissage
en formation évolue grâce à la modernisation des outils.

La multiplication des sources permettant d’apprendre par soi-même se développe grâce à :
– Internet qui permet d’accéder à des ressources pour des mises en pratique ;
– aux méthodes pédagogiques replaçant l’apprenant au cœur du dispositif
en personnalisant les apprentissages ;

– aux organisations du travail favorisant l’autonomie, les initiatives.

Quelle est la place de l’autoapprentissage dans une démarche multimodale ?
L’avantage d’un dispositif d’autoapprentissage est qu’il est se réalise en toute liberté,
de ce fait, il se combine facilement :

– en amont d’une formation pour apporter ou du sens ou du contenu
afin d’optimiser le temps de formation,

– à travers un module e.learning apportant des pré-requis ou une recherche documentaire,
– à l’issue d’une formation pour valider et/ou évaluer  les acquis d’un parcours.

Comment inscrire l’autoapprentissage dans ses réflexes quotidiens ?
Nous pouvons distinguer 2 types d’autoapprentissage :
– Un autoapprentissage prescrit : il émane du manager  ou d’une volonté de l’entreprise.
Notre rôle est  de sensibiliser l’apprenant au plaisirde se former par l’acquisition
d’une compétence, la recherche d’information, l’appropriation d’une technique.

– Un autoapprentissage « libéré » : il émane naturellement du collaborateur.
Notre rôle est de lui offrir un panel de possibilités permettant de solliciter  sa curiosité
à travers des informations rapides à s’approprier ou à visionner en toute mobilité.

La notion d’autoapprentissage réinvente en permanence le modèle de formation dans l’entreprise,
celui-ci réside dans le déploiement de nouvelles technologies
et par l’arrivée des nouvelles générations qui amène un changement d’état d’esprit :
apprendre de tout, de tous, n’importe où, à n’importe quel instant et sur n’importe quel support.

A travers nos conceptions innovantes, nous offrons des dispositifs alliant structure et liberté/mobilité d’action.
N’oublions pas que l’autoapprentissage permet aussi de capitaliser des savoirs informels partagés autour de la machine à café,
ou échangés dans l’open space ou sur la surface de travail. Nous apprenons comme Monsieur Jourdain faisait de la prose,
sans le « savoir » mais avec le Savoir… N’est-ce pas la meilleure réponse au crédo actuel : « Être acteur de sa propre formation » ?

Veiller sur les tendances en formation

Entretien avec Alexis PIFFETEAU Responsable Multimédia

Alexis, nous entendons beaucoup parler du social learning. Peux-tu nous en parler ?
Le social learning se fonde sur les principes du web 2.0 : j’apprends, je diffuse, je partage et je contribue. Le social learning complète idéalement l’offre existante de formations classiques (en présentiel ou en e-learning). Il donne aux apprenants la possibilité de prolonger l’acte de formation, de partager leurs expériences, de poser une multitude de questions et de trouver des réponses apportées par les autres membres en juste-à-temps.

La formation présentielle s’oriente de plus en plus vers le multisupport. Que peux-tu nous en dire ?
Le boom technologique des Smartphones et tablettes, associé à leur diffusion exponentielle, ouvre de nombreuses possibilités en introduisant de nouveaux usages dans l’apprentissage. Si, techniquement, de multiples logiciels auteurs offrent des solutions pour diffuser ces contenus, les vrais enjeux se trouvent dans l’émergence d’expérimentations pédagogiques. On imagine bien, par exemple, que des vidéos pédagogiques, très scénarisées, sous forme d’animatiques et/ou de rich media, permettent de condenser des connaissances diffusables dans de multiples situations : en salle, sur son ordinateur, sur sa tablette ou sur son Smartphone.

Que dire alors du digital learning, l’entrée du numérique en présentiel ?
Le digital learning consiste à intégrer des techniques issues du e-learning lors de sessions en présentiel. Il s’agit d’impliquer et de motiver les apprenants grâce à de nombreuses activités participatives et immersives (blogs, messages push, SMS ou faux profils Facebook) animées directement ou générées par le formateur. L’apprenant devient alors acteur de sa propre formation.

L'évolution des modes d'apprentissage autour de 4 grands dispositifs clés

Le multi modal : C’est une subtile alliance de 4 dispositifs qui donnera une couleur nouvelle à la formation et garantira son efficacité :

Le présentiel

presentiel

Les actions de formation qui se déroulent dans une salle dédiée et réunissent un groupe de participants autour d’un formateur.
Évolution :
• des durées plus courtes
• des pédagogies participatives  et actives qui associent le digital
• un formateur dont le statut  évolue vers celui d’animateur

L’autoapprentissage

autoapprentisage

L’action volontaire d’une personne pour acquérir des connaissances seule : e-learning, ressources intranet/Internet, quiz d’autopositionnement…
Évolution :
• des modules e-learning plus courts et interactifs
• des ressources rapides d’accès et faciles  à consulter

 

L’accompagnement terrain

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Les moyens d’accompagnement individuels et collectifs d’une équipe pilotés par le manager de proximité dans le cadre du travail.
Évolution :
• une prise de conscience et une formation  du manager à l’exercice de ce rôle
• la remise au manager d’une boîte à outils  pratico-pratique contenant toute une palette  d’activités rapides et faciles à mettre en œuvre

 

Le distanciel collaboratif

distanciel-collabo

Toute activité dans laquelle l’apprenant est à la fois destinataire d’une formation, acteur et contributeur, à distance, de manière synchrone ou asynchrone : MOOC, COOCS, SPOCS – classes virtuelles – forums de discussion – communautés d’apprentissage autour de BLOGS, réseaux sociaux d’entreprise.
Évolution :
• une communication  stimulante
• une charte de bonne conduite
• une animation/régulation

Définition : le E-learning

elaerningFormation en ligne, modalité apparue avec l’avènement des NTIC dans le milieu des années 1990. Initialement, le e-learning proposait de diffuser en juste-à-temps et à moindre coût des modules de formation destinés à un large public de collaborateurs plus ou moins autonomes. Mise à l’épreuve du réel, cette formation, dite virtuelle, s’est constamment repensée, pour proposer aujourd’hui des formats courts (entre 10 et 20 minutes), organisés en parcours au sein d’une plate-forme et/ou associés à d’autres modalités en blended learning.

Micro-learning

microlearning

 

E-learning dont la durée est comprise entre 5 et 10 minutes et qui se focalise sur une thématique très précise. Le plus souvent, le micro-learning est proposé en accès libre, sans traçabilité. Grâce à son ergonomie adaptée, il peut être facilement consulté sur un Smartphone.